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Emeutes de la faim

Ils ont été à l'origine des manifestations violentes dans la capitale et dans d'autres grandes villes qui ont quasiment paralysé la vie économique du 3 au 12 avril. Le Président de la République a annoncé le 12 avril des mesures visant à réduire immédiatement le prix du riz d'environ 16% (grâce à une subvention du prix de 10% et une réduction de prix de presque 6% par les gros importateurs). Il a aussi présenté un ensemble de mesures visant à rendre plus disponibles les aliments de base, dont le riz, dans le court, moyen, et long terme. Pendant que ces mesures seront en train d'être appliquées, le Gouvernement et les bailleurs de fonds devraient initier la mise en œuvre du plan conjoint de réponse et chercher les ressources supplémentaires requises. Les besoins non financés de ce plan sont provisoirement estimés à 134 millions de dollars US.

Le plan de réponse a été élaboré par un groupe de travail composé de professionnels, coordonnée par la CNSA et comprenant des membres de la Primature, du PAM, PNUD, OCHA, UNICEF, MARNDR, et FEWS NET/USAID. Il vise à rendre les aliments de base plus accessibles et plus disponibles à court et moyen terme. Il est axé sur la création d'emplois, la relance de l'agriculture, et l'assistance alimentaire aux groupes vulnérables. Il cible environ deux millions de personnes vivant dans les zones pauvres des grandes villes et les zones rurales les plus affectées par l'insécurité alimentaire, situées principalement dans les départements du Nord-Ouest, Nord-est, et Centre qui ont eu, en plus de facteurs chroniques de vulnérabilité (comme la pauvreté et la dégradation de l'environnement), de mauvaises récoltes lors de la dernière saison agricole. L'insécurité alimentaire actuelle en Haiti peut être qualifiée de modérée à haute. Elle risque de s'aggraver si les récents remous sociaux recommencent. En effet, si le secteur privé a peur d'investir, il n'y aura pas de nouveaux emplois et, donc pas d'augmentation de revenus. Pire encore, si l'activité économique se contracte, il y aura des suppressions d'emplois.


C’est d’actualité. Tout le monde en parle, les prix des produits alimentaires augmentent partout dans le monde, plus particulièrement les produits de premières nécessités (riz, pâtes, pain…). Une étude de l’INSEE pour la Guadeloupe, datant de la fin du mois de mars reflétait clairement ce ressenti: l’indice des prix à la consommation des ménages a augmenté de 0,2%. Cette augmentation est directement liée à la hausse des produits alimentaires hors produits frais: pain et céréales (+ 0,9%), lait fromage et œufs (+ 2,4%), huiles et graisses (4,4%). Le riz a quant à lui carrément enjambé les barrières, avec 3,4% d’augmentation…mais que l’on se rassure, les produits manufacturés ont diminué. En gros, nous serons tous sapés et chaussés comme des papes, tirés aux quatre épingles (habillement -2,2%, chaussures -1,5%), mais nous serons maigres comme des morceaux de fil de fer…
Ces chiffres paraissent insignifiants, mais à l’arrivée, en regardant le caddie, on a mal au fondement.




 





Slaï

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